Pourquoi le Tai Chi Chuan et la méditation dans un stage de piano ?

Maitre Chu

Tai Chi Chuan

Je pratique le Tai Chi Chuan depuis 30 ans et suis habilitée par Maitre Chu à l’enseigner (chaque année, je passe un examen auprès de lui). Maitre Chu est responsable de l’International Tai Chi Chuan Association en Europe. Il transmet le Tai Chi Chuan de style Yang Originel. Les compétences de Maître Chu King Hung sont reconnues dans le cercle des arts martiaux internes, en Europe comme en Asie.

J’ai souhaité partager avec vous les bienfaits de la pratique du Tai Chi, car si le Tai Chi contribue à la santé et au bien-être général, il permet également d’améliorer la qualité du jeu pianistique, notamment au niveau de l’apprentissage, l’expression, la technique, la mémorisation, le déchiffrage, la créativité et la gestion du trac.

Le Tai Chi Chuan est bon pour le corps, le cœur et l’esprit. Basé sur les principes du Yin et du Yang qui s’assemblent pour s’équilibrer, le Tai Chi améliore la souplesse, la coordination, l’équilibre, la mémoire, la relaxation et la circulation de l’énergie. La pratique du Tai Chi permet d’apaiser le mental et d’améliorer la concentration et la vivacité d’esprit. Elle favorise aussi une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement.

Discipline ancestrale chinoise, le Tai Chi est l’une de six branches de la médecine chinoise. L’Université de Harvard a réalisé des études sur les bienfaits du Tai Chi. Selon le Docteur Wayne, le Tai Chi s’avère utile contre plusieurs pathologies, par exemple l’arthrose, la faible densité osseuse, le cancer du sein, les maladies cardiaques, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension, la maladie de Parkinson, la fibromyalgie, les troubles du sommeil.

Le Tai Chi est une forme de méditation en mouvement. Les gestes sont lents, ronds, amples, souples. Différents niveaux permettent d’appréhender l’enchainement des mouvements et des postures selon des principes de plus en plus pointus et précis. Le Tai Chi Chuan selon Maitre Chu inclut l’apprentissage de la « forme » (enchainement de mouvements et postures), les chicongs, les yikongs, la méditation taoïste, la gymnastique chinoise et les automassages.

Le Tai Chi s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Il ne nécessite aucun prérequis ni compétences particulières. Il s’adresse à chacun quel que soit son âge, sa santé.

Méditation

Je pratique la méditation depuis 30 ans. Je suis formée à la méditation de pleine conscience selon le programme de Jon Kabat Zinn nommé MBSR, et popularisée en France par Christophe André. Je suis également titulaire d’un Master en Sciences de l’Education, avec une spécialisation en Mindfulness, soit Pleine Conscience/Pleine Présence.

La méditation peut se pratiquer sous différentes formes, l’assise immobile en lotus n’est pas la seule. Différents exercices (assis, débout, en mouvement, au piano, seul à plusieurs ...) seront proposés. Nous serons loin des stéréotypes véhiculés. Aucun prérequis n’est nécessaire. La méditation s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, quel que soit leur âge, santé.

Méditer c’est être pleinement conscient de l’instant présent et de ses sensations, pensées et émotions. La méditation aide à prendre conscience du fonctionnement de l’esprit (bavardage intérieur, pensées limitantes, inhibantes). Elle aide à (re)connecter le corps, le cœur et l’esprit. Cette attitude prônée par les sagesses orientales suscite l’intérêt des neuroscientifiques et psychologues car elle favorise un état mental qui prémunit contre le stress et la dépression, et favorise l’attention, la concentration, la mémoire, la qualité d’écoute et de présence.

Au piano, un « jeu vide » donne l’impression à l’auditeur, que le musicien « n’est pas dans » ce qu’il fait, qu’il n’est pas complètement investi dans ce qu’il joue (il peut être envahi par toutes sortes de pensées, doutes, peurs, inhibitions, complexes, bavardages mentaux ...). A l’opposé du « jeu vide », il y a le jeu qui nous touche, nous interpelle, nous émeut, nous ravit, nous subjugue, on parlera de « jeu engagé » (attitude volontaire, déterminée, focalisée) ou de « jeu habité » (attitude d’abandon, d’ouverture, d’accueil).

Le « jeu engagé » renvoie à la notion de « Flow « qui correspond à des épisodes d'attention totale au point que plus rien d'autre n’importe. Le « jeu engagé » est lié au temps de l’urgence, il mobilise la concentration et la volonté.

 Le « jeu habité » est de nature différente. Il émane du « jeu habité », la sensation d’une attention alerte, dénuée d’effort. Le « jeu habité » renvoie à la notion de « présence ». On parle de la présence d’un artiste, non pas en tant que présence physique, mais d’une qualité qui se dégage. Le « jeu habité » est lié au temps de l’abandon, il mobilise l’attention et l’intention.

​​​​​​​​

Maitre Chu